mercredi 9 mars 2011

Un blog pour notre nouveau projet

Encore à l'état d'idée en septembre 2010, notre projet grandit de jour en jour et avec lui la nécessité de trouver un système d'échange entre Ekitable, les étudiants de l'UBO, les étudiants de Coculi et tous nos partenaires.

Le décalage horaire avec le Cap Vert est d'une à deux heures selon les saisons mais les étudiants de Coculi ne sont pas équipés chez eux, ils ne peuvent se connecter qu'aux heures de cours, il faut donc trouver une solution souple de ce point de vue.

Ils parlent portugais à l'école et créole en famille. Personnellement je ne parle correctement que le français, la première contribution que j'attends des étudiants brestois c'est de faciliter les échanges puisqu'ils seront à la base de ce projet dont l'ambition est d'équilibrer les initiatives. C'est à dire qu'il ne s'agit pas d'aller réaliser nos projets au Cap Vert, mais de réaliser nos projets à Brest en travaillant en équipe avec les capverdiens qui assureront la partie capverdienne.

Je précise par un exemple : des étudiants brestois en portugais, études de marché, gestion, communication, tourisme, projets culturels, histoire, économie solidaire, informatique...montent une agence de tourisme solidaire à Brest et les étudiants de Coculi, de Santo Antao, leur donnent toutes les éléments nécessaires à l'élaboration d'un projet réaliste et solide : recensement et description de l'offre, organisation de l'offre en réseau, lien avec les organismes consulaires et les institutions capverdiennes.

Le défi est de monter le meilleur des projets, pour les prémunir de l'invasion d'investisseurs étrangers bétonnant leurs côtes à leurs dépends, et qu' ils puissent vivre de leur terre au lieu de la brader, conserver leur identité, la qualité de leur environnement, les membres de leurs familles, et que nous ayons de notre côté à offrir un tourisme de qualité tant au niveau des conditions d'hébergement que de l'organisation de circuits par des guides autochtones qui n'auront rien perdu de leur naturel chaleureux.

C'est au niveau de la présentation de l'offre et de l'analyse de la demande : quelles formules, quels prix, quelles gammes, quels messages, quels itinéraires, quelles cibles ? que nous sommes mieux équipés et placés qu'eux  pour travailler.
Au niveau de l'élaboration, et de l'adaptation de l'offre à la demande définie ce sera à eux de jouer et d'assurer le service.

D'autres pistes naîtront certainement de nos échanges, celui-ci m'est venu en premier car ils y travaillent déjà et rencontrent des difficultés au niveau de la promotion dans un univers très concurrentiel. Par ailleurs, ils importent énormément de produits de consommation courante et ne seraient en mesure d'exporter qu'un peu d'artisanat local, du moins est-ce comme cela que je perçois les choses, en me méfiant comme de la peste de mes a priori.

Je vous invite donc à réagir ici sur ces questions, à émettre toutes les idées respectueuses des capverdiens, de leur culture, de leur environnement, qui vous viennent à l'esprit. De rêver un peu et de réaliser vos rêves avec eux et avec nous.

A bientôt

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